Recommandé par 82% des dentistes, pratiqué par 42% des Français : le paradoxe du nettoyage interdentaire
Selon une étude pilote menée par GUM® en janvier et février 2026 auprès de 197 chirurgiens-dentistes français, dont la collecte a été réalisée par l'institut Episto, 82% d'entre eux recommandent fréquemment le nettoyage interdentaire à leurs patients, un geste qu'ils placent quasiment au niveau du brossage. Du côté du grand public, des données de benchmark européen communiquées par GUM dessinent un tout autre paysage : seuls 42% des Français déclarent avoir utilisé un produit interdentaire au cours des trois derniers mois, contre 75% des Suédois.
Comment un geste aussi installé dans le discours professionnel reste-t-il aussi peu ancré dans les pratiques quotidiennes ? Pour comprendre ce décalage, les chiffres des dentistes sont mis en regard des pratiques observées ailleurs en Europe, de l’éclairage du Dr Rachel Chau, chirurgien-dentiste et directrice des Affaires scientifiques chez Sunstar GUM, et des retours de consommateurs confrontés au geste au quotidien.
Nettoyage interdentaire : le décalage en quatre chiffres
82% c'est la part des dentistes qui recommandent fréquemment un produit interdentaire à leurs patients.
42% en France, contre 75% en Suède, c'est la part des adultes ayant utilisé un produit interdentaire au cours des trois derniers mois.
87% pour les brossettes, 89% pour le dentifrice Ce sont les deux catégories de produits que les dentistes recommandent le plus souvent au quotidien.
Environ 40% de la surface dentaire : c'est la part que représentent les surfaces proximales, situées de part et d'autre des espaces interdentaires et que la brosse à dents seule ne nettoie pas efficacement.
La brossette interdentaire presque autant recommandée que le dentifrice par les dentistes
L’étude menée auprès de 197 chirurgiens-dentistes français confirme la place importante du nettoyage interdentaire dans leurs recommandations : 82 % des dentistes interrogés déclarent recommander fréquemment l'utilisation de produits interdentaires à leurs patients.
Le détail par catégorie de produit est encore plus parlant. Deux catégories se détachent très nettement parmi celles que les dentistes recommandent le plus souvent pour un usage à domicile : le dentifrice, cité par 89% d'entre eux et les brossettes interdentaires, citées par 87%, juste derrière, et devant tous les autres accessoires (fil dentaire cité fréquemment par 48% des dentistes, bâtonnets en caoutchouc par 32%). Ce rapprochement entre brossettes et dentifrice est particulièrement parlant : dans les recommandations des dentistes interrogés, la brossette arrive quasiment au niveau d'un produit aussi quotidien que le dentifrice. Une majorité de dentistes (54%) considère d'ailleurs que l'utilisation régulière de brossettes et de bâtonnets en caoutchouc est un facteur très important pour une bonne santé bucco-dentaire.
Côté professionnels, le constat est donc très net. Reste à savoir s'il se retrouve, une fois la porte du cabinet dentaire refermée, dans les habitudes des Français.
Un geste recommandé partout, un usage qui reste en retrait par rapport à plusieurs voisins européens
Le benchmark européen communiqué par GUM donne une mesure plus nette de cet écart : 42% des Français déclarent avoir utilisé un produit interdentaire au cours des trois derniers mois, contre 68% au Danemark, 72% en Norvège et 75% en Suède.
Le contraste n'est pourtant pas uniforme. Les habitudes diffèrent aussi selon les types d’accessoires utilisés. Sur les brossettes interdentaires prises isolément, la France se hisse au contraire dans le haut du classement, avec 56% d'usage à égalité avec l'Allemagne.
Selon GUM, cette différence peut notamment s’expliquer par le rôle joué par les hygiénistes dentaires dans plusieurs pays d’Europe du Nord. Dans une logique de prévention, ils accompagnent les patients dans leur hygiène bucco-dentaire et les orientent vers des solutions simples à choisir et à se procurer , comme les bâtonnets interdentaires ou le fil dentaire, afin de favoriser la pratique quotidienne du nettoyage interdentaire. En France, où cette profession n’existe pas, l’accompagnement repose sur le chirurgien-dentiste, qui privilégie notamment la brossette en cas de maladies parodontales, comme la gingivite ou la parodontite, où elle est particulièrement efficace.
Reste alors la question qui structure cette page : que se passe-t-il entre la recommandation du dentiste et le moment où le geste doit trouver sa place dans une routine quotidienne ?
Pourquoi le brossage seul ne suffit-il pas à nettoyer toutes les surfaces dentaires ?
Le Dr Chau, chirurgien-dentiste et responsable des affaires cliniques et médicales chez GUM, répond directement à l'une des questions les plus fréquemment posées sur le sujet :
Même un brossage minutieux laisse donc intacte une surface dentaire considérable et c'est précisément là que la plaque s'installe le plus facilement. Non éliminée quotidiennement, elle se reforme en quelques heures après chaque brossage et finit par se minéraliser en tartre, que seul un nettoyage professionnel en cabinet permet ensuite de retirer. Nettoyer entre les dents, grâce à un accessoire interdentaire adapté, permet d'atteindre ces surfaces et d'éliminer la plaque dans des zones inaccessibles au brossage seul.
Comment le nettoyage interdentaire trouve-t-il sa place dans les habitudes quotidiennes ?
Deux tests produits menés par GUM auprès de consommateurs apportent un éclairage sur l’expérience concrète du nettoyage interdentaire : l’apprentissage du geste, la sensation de propreté après utilisation et l’importance du choix de la taille et de l’accessoire. Sans être représentatifs de la population française, ils permettent d’identifier plusieurs éléments qui interviennent dans l’appropriation du geste au quotidien. En 2025, 100 testeurs, dont 58 non-utilisateurs d'accessoires interdentaires, ont évalué le bâtonnet GUM SOFT-PICKS® PRO. En 2026, 40 utilisateurs déjà réguliers de brossettes ont testé le modèle GUM TRAV-LER®, sur la base de 39 avis recueillis.
Premier enseignement : les non-utilisateurs conviés à découvrir le bâtonnet GUM SOFT-PICKS ont eux aussi évalué positivement leur expérience. Le Dr Chau situe d'ailleurs cet apprentissage dans le temps plutôt que dans l'impossibilité :
Deuxième enseignement : une fois le geste pris en main, la sensation immédiate joue un rôle important. Sur le test des brossettes GUM TRAV-LER 100% des testeurs déclarent ressentir une sensation de propreté après utilisation et l'un d'eux résume à sa manière ce qu'implique la période d'adaptation : « il faut insister et être patient ».
Troisième enseignement, plus attendu : la taille de l'accessoire compte. Sur les deux tests, les retours les moins favorables concernent presque systématiquement des testeurs aux espaces interdentaires particulièrement serrés : un rappel que le bon accessoire, avant d'être une question d'habitude, est d'abord une question de taille.
Ces enseignements ne disent rien des causes du 42% observé à l'échelle du pays : ils décrivent, très concrètement, ce que traverse quelqu'un qui découvre ou approfondit le geste.
Fil, brossette ou bâtonnet : quel accessoire choisir selon ses espaces interdentaires ?
Selon le Dr Chau, le choix dépend avant tout de la taille des espaces interdentaires, de l'état de santé bucco-dentaire et de la dextérité de chacun plus que d'une hiérarchie entre les produits.
Pour les espaces très serrés : le fil dentaire. Le plus adapté lorsque les espaces interdentaires sont très étroits, mais son utilisation correcte demande un temps d'apprentissage et une certaine dextérité.
Lorsque l'espace le permet : la brossette interdentaire. Munie de brins similaires à ceux d'une brosse à dents, elle est notamment recommandée en cas de problèmes parodontaux existants et se décline dans une large variété de tailles, pour s'adapter précisément à chaque espace.
Pour débuter : le bâtonnet interdentaire. Une solution facile à prendre en main pour s'initier au geste, ce que confirment les retours du test de GUM SOFT-PICKS PRO, bien accueilli y compris par des testeurs n'ayant jamais utilisé d'accessoire interdentaire auparavant.
L'essentiel, selon le Dr Chau, reste de choisir un accessoire adapté à la taille de l'espace interdentaire et confortable à utiliser au quotidien : c'est ce qui favorise réellement son adoption dans la durée.
À quelle fréquence nettoyer entre les dents et quels signes doivent alerter ?
Côté fréquence, la recommandation est simple : le nettoyage interdentaire doit être effectué au moins une fois par jour. La Fédération Européenne de Parodontologie (EFP) recommande de réaliser ce geste avant le brossage des dents. La technique et l’accessoire les plus adaptés peuvent néanmoins varier d’une personne à l’autre : le dentiste reste le mieux placé pour conseiller chacun selon sa situation.
Autre signal à connaître : une gencive gonflée, rouge, qui saigne facilement au brossage ou spontanément, est pour le Dr Chau le signe d'une gingivite, une inflammation à prendre au sérieux rapidement en adoptant une hygiène rigoureuse. Sans prise en charge, l'atteinte peut s'étendre aux autres tissus de soutien de la dent et évoluer vers une parodontite, une pathologie chronique non réversible.
Ce que l'étude révèle aussi sur la place de GUM auprès des dentistes
Au-delà des pratiques de recommandation en général, l'étude menée auprès des 197 dentistes français permet de situer la place de GUM sur ce segment. Toutes catégories de produits interdentaires confondues, GUM ressort comme la marque la plus recommandée par les dentistes en France, citée par 43% d'entre eux. Elle est en particulier la marque la plus recommandée sur les bâtonnets interdentaires (72%), et figure parmi les marques les plus citées sur les brossettes interdentaires.
L'étude éclaire aussi les critères qui pèsent le plus dans une recommandation de marque, tous produits confondus : l'efficacité démontrée arrive largement en tête (76%), devant les retours des patients (54%) et l'expérience personnelle d'utilisation des dentistes (51%).
Ce que ces chiffres racontent, une fois mis bout à bout
Chez les dentistes interrogés, le nettoyage interdentaire occupe une place importante dans les recommandations : 82% déclarent recommander fréquemment l’utilisation de produits interdentaires à leurs patients. Côté grand public, 42% des Français déclarent avoir utilisé un produit interdentaire au cours des trois derniers mois. Deux données issues de sources distinctes, qui mettent en évidence l’écart entre la place accordée au nettoyage interdentaire par les professionnels et son adoption dans les pratiques quotidiennes.
Les études et sources derrière ces données
Étude auprès des chirurgiens-dentistes français
Étude pilote menée par GUM, dont la collecte a été réalisée par l'institut Episto
197 chirurgiens-dentistes interrogés, janvier–février 2026, France
Méthodologie quantitative en ligne
Recrutement via réseaux sociaux, complété par un panel externe pour atteindre la taille d'échantillon requise dans un délai raisonnable
Échantillon élargi (d'une base initiale de 150 à près de 200 répondants) afin d'améliorer la représentativité par âge et par sexe
Représentativité régionale non établie à ce stade
Benchmark européen
Étude quantitative en ligne menée par l’institut allemand Socrates Research auprès de 600 adultes utilisateurs de produits d’hygiène bucco-dentaire, à partir d’un échantillon national représentatif en termes de sexe, d’âge et de revenus
Données déclaratives sur l’usage des produits au cours des trois derniers mois, par pays, communiquées par GUM
France : 42%, contre 68% au Danemark, 72% en Norvège et 75% en Suède
Sur les brossettes interdentaires spécifiquement, la France se situe dans la fourchette haute des pays comparés (56 %, à égalité avec l’Allemagne)
Tests produits auprès de consommateurs
GUM SOFT-PICKS PRO (2025) 100 profils sélectionnés, dont 58 non-utilisateurs d'accessoires interdentaires. Note moyenne : 4,49/5. Résultats à ne pas considérer comme représentatifs de la population française dans son ensemble.
GUM TRAV-LER (2026) 40 profils sélectionnés, utilisateurs réguliers d'accessoires interdentaires, principalement de brossettes. 39 avis recueillis. Note moyenne : 4,79/5.
Sources :
Étude GUM, réalisée avec l'institut Episto auprès de 197 chirurgiens-dentistes français (janvier–février 2026)
Benchmark européen communiqué par GUM